L’Europe de l’Art nouveau

ConférencierPhilippe Dufieux

L’Art nouveau a inspiré, au tournant des XIXe et XXe siècles, nombre d’architectes et d’artistes européens. Les fondements de l’Art nouveau reposent sur une double logique : celle du matériau et celle de l’ornement. Ce renouveau esthétique s’est nourri de diverses sources d’inspirations : le baroque et ses lignes irrégulières, le japonisme et ses lignes asymétriques, l’orientalisme islamique et enfin l’Antiquité. L’Art nouveau entend rompre avec les codes et règles en vigueur à la faveur de recherches esthétiques et plastiques inédites, d’où le terme « Nouveau », dans des expériences qui, à bien des égards, préfigurent l’Art déco et l’Art moderne de l’entre-deux-guerres.

 

Nous surveillons au jour le jour la capacité autorisée dans l’auditorium Focillon où se tiennent les conférences et ajustons notre inventaire en fonction des nouvelles directives du musée. 

Si les conférences affichent COMPLET sur le site internet, revisitez le site un peu plus tard au cas où de nouvelles places aient été mises à disposition.

  • Paris-Bruxelles ou la postérité de Viollet-le-Duc

    Au-delà des épithètes que l’on emploie en Europe pour désigner l’art nouveau (Modern style), c’est avant tout avec le « style Guimard », orgueilleuse formule inventée par l’architecte lui-même, que l’on redécouvre en France un Art nouveau, maillon essentiel entre le XIXe et le XXe siècle. Guimard figure parmi les pionniers de l’art moderne et le fut de manière très personnelle au cours de sa longue carrière qui ne s’achève à qu’à la fin des années 1930. Ces expériences ne tarderont pas à connaître une véritable postérité sur l’une des scènes artistiques majeures du moment : Bruxelles – à travers les œuvres de Victor Horta et de Paul Hankar.

    • vendredi 09 octobre, 15h00 Auditorium Focillon
  • Barcelone (Gaudi, Montaner et Cadafalch)

    Rivale historique de Madrid, Barcelone s’impose à la fin du XIXe siècle comme la plus grande ville d’Espagne, mais encore la plus active d’un point de vue économique, industriel et artistique. En raison de sa situation géographique, de son dynamisme industriel et commercial, Barcelone se situe à la rencontre de plusieurs influences et de plusieurs cultures européennes. Barcelone est peut-être la plus française des villes espagnoles, mais c’est aussi la plus ouverte à la culture anglo-saxonne – en raison de son commerce avec l’Égypte – et l’Orient arabe. Barcelone entretient également des liens commerciaux importants avec le Nouveau Monde. De ce tissu d’influences se dégage une personnalité forte, originale, qui en fait l’une des villes les plus dynamiques du siècle et l’un des creusets privilégiés de l’Art nouveau.

    • vendredi 13 novembre, 15h00 Auditorium Focillon
  • Charles Rennie Mackintosh et l’école de Glasgow

    Dans les années 1890, la Glasgow School of Art s’impose comme un foyer artistique de première importance grâce à l’impulsion de son entreprenant directeur Francis Newbery. Avec Charles Rennie Mackintosh, des artistes et designers tels que Margaret et Frances Macdonald, Herbert MacNair, George Walton, Ann Macbeth et Jessie King développent une approche plus sobre et moins florale dans leurs créations de métal, de bois, de verre, leurs textiles et leurs illustrations, que celle des architectes français, belges ou catalans. Les figures de l’École de Glasgow – Mackintosh tout particulièrement –, vont exercer une influence croissante sur les Sécessionnistes Autrichiens et Allemands dans les premières années du XXe siècle.

    • vendredi 20 novembre, 15h00 Auditorium Focillon
  • Prague et Budapest, une certaine autonomie

    Face à l’historicisme néo-baroque de l’empire austro-hongrois, synonyme de centralisation politique et culturelle, Prague et Budapest développent des expériences conjuguant végétalisme et organicisme tout en revisitant des thèmes inspirés des cultures populaires. Si l’ascendant viennois demeure prééminent – dans le sillage des expériences de Wagner, d’Hoffman et de Loss –, les questions liées à l’émergence des identités nationales dialoguent ici avec les thèmes de l’Art nouveau, conjuguant modernisme et folklore.

    • vendredi 11 décembre, 15h00 Auditorium Focillon