L’expressionnisme allemand ou la représentation du malaise moderne

L’expressionnisme, forme artistique à rebours de l’harmonie de la logique, de l’équilibre et de la raison, est l’illustration de la violence et du sentiment de révolte exprimant les désarrois de la société allemande.

 

Nous surveillons au jour le jour la capacité autorisée dans l’auditorium Focillon où se tiennent les conférences et ajustons notre inventaire en fonction des nouvelles directives du musée. 

Si les conférences affichent COMPLET sur le site internet, revisitez le site un peu plus tard au cas où de nouvelles places aient été mises à disposition.

  • Naissance de l’Expressionnisme : Die Brücke (Le Pont) à Dresde

    Ernst Ludwig Kirchner et ses amis fondent à Dresde en 1905 le premier mouvement expressionniste allemand en s’appuyant sur la phrase de Nietzsche : « Ce qu’il y a de grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but ». « Die Brücke » revivifie par la simplification des formes et des couleurs stridentes les thèmes traditionnels, natures mortes, figures, portraits et paysages, et remet à l’honneur des techniques anciennes telles que la xylographie et la sculpture sur bois.

    • samedi 23 janvier, 10h30 Auditorium Focillon
  • Abstraction et Expressionnisme : Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu) à Munich

    Autour de Kandinsky se rassemblent à Munich et à Murnau des artistes venus de Russie et d’Allemagne, Alexei von Jawlensky, Franz Marc, Gabriele Münter, August Macke, dont le but est d’offrir une vision nouvelle du monde.  La publication d’un Almanach et celle de l’ouvrage de Kandinsky, Du Spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier, en 1912, leur permet de diffuser leurs idées. Malgré sa brièveté, ce mouvement reste capital parce qu’il porte en germe l’abstraction dont Kandinsky fut l’un des pionniers.

    • samedi 27 février, 10h30 Auditorium Focillon
  • L’effondrement d’une société : L’Expressionnisme avant la guerre de 1914-1918

    Dans les années 1910, des artistes, tels que Ludwig Meidner, anticipent le chaos à venir et donnent de Berlin, la métropole moderne par excellence, une image d’Apocalypse : « Quand vous peignez Berlin, surtout beaucoup de terre d’ombre ». L’Expressionnisme cesse d’être la manifestation d’une aventure individuelle pour devenir la dénonciation de la violence collective d’une société oppressante qui va bientôt sombrer dans les tranchées de la guerre.

    • samedi 06 mars, 10h30 Auditorium Focillon