Artistes, marchands et collectionneurs au XIXe et XXe siècle

ConférencierGilles Genty

Lundi 11 janvier 2027, 15h

Durand-Ruel : marchand et mécène de l’Impressionnisme

Refusés par les Salons officiels, vilipendés par les critiques académiques, les peintres impressionnistes se trouvent démunis. Cependant, le photographe Nadar leur prête son atelier en 1874 et le marchand Paul Durand-Ruel (1831-1922) leur ouvre sa galerie. Ils peuvent ainsi exposer leur travail au public. Soutien indéfectible de Manet, Monet, Degas et Renoir, en témoigne la correspondance nourrie qu’il entretient avec eux, Paul Durand-Ruel organise des expositions en France, en Angleterre, aux États-Unis. Dans ses catalogues, souvent préfacés par des plumes de talent, les tableaux sont reproduits par de fines gravures sur cuivre. Il accompagne aussi leur éclosion d’achats courageux qui le mèneront même parfois au bord de la faillite !

Lundi 25 janvier 2027, 15h

Ambroise Vollard : acheteur visionnaire

La légende veut qu’Ambroise Vollard (1866-1939) fit sa fortune en dormant, tant les visiteurs de sa galerie le trouvaient souvent assoupi. Derrière l’anecdote, se trouve un véritable amateur, curieux de tout et sachant en permanence renouveler son regard. Né à la Réunion, il fut l’un des premiers à croire en Cézanne dont il acheta les tableaux par dizaines et à s’intéresser à toutes les avant-gardes : marchand privilégié des Nabis (Bonnard, Vuillard, Vallotton, etc.), il décèle très tôt le génie des Fauves et n’hésite pas à s’engager aux côtés des Cubistes, au premier rang desquels Picasso. Il finance également l’édition d’estampes et de livres illustrés imaginés par ses artistes préférés. L’ampleur de sa collection, dispersée dès 1939, nous est, aujourd’hui encore, inconnue !

Lundi 8 février 2027, 15h

Gertrude Stein : la fabuleuse collection de Gertrude Stein, de Matisse à Picasso

Née en Pennsylvanie dans une famille aisée, Gertrude Stein (1874-1946) abandonne ses études de psychologie et de philosophie pour suivre ses frères Léo et Mickaël à Paris. Passionnée par la littérature, brillante auteure elle-même (Trois Vies, 1909), on croise dans son appartement Scott Fitzgerald ou encore Ernest Hemingway. Mais c’est son goût pour l’art moderne qui révèle le mieux son génie ; elle acquiert, dès le « Salon d’Automne » de 1905, les œuvres les plus avant-gardistes de Matisse, mais aussi de Picasso dont la radicalité fait écho à la sienne en littérature. Également collectionneur, Léo restera fidèle aux Fauves, tandis que Mickaël et son épouse Sarah demanderont à Le Corbusier de leur construire une villa près de Paris.

 

  • À 15h à l’auditorium du musée (+ replay)

  • À 15h en visio (+ replay)